Et puis, forts de notre première expérience carnavalesque, en prévision de notre 2e journée demain, nous nous sommes procurés des supers-punchos-protèges-globos!
samedi 13 février 2010
Viva el Carnaval !!! (par Sandra)
Et puis, forts de notre première expérience carnavalesque, en prévision de notre 2e journée demain, nous nous sommes procurés des supers-punchos-protèges-globos!
vendredi 12 février 2010
Chronique du Carnaval d'Oruro

vendredi 5 février 2010
La rentrée scolaire comme si vous y étiez! (par Pierre-Luc)
Ça y est, les enfants ont commencé l'école! Il sont donc entrés au Collège Anglo-Américano lundi dernier avec leur uniforme sur le dos et des papillons dans l'estomac! L'accueil solennel que vous pourrez voir sur le vidéo joint (si vous avez la patience de le regarder au complet!) n'avait rien pour rassurer les cocos: hymne national bolivien, hymne du collège et levé du drapeau bolivien... le tout dans l'ambiance décontracté d'un camp militaire! Rien à voir avec les débuts d'année scolaire au Québec où les professeurs chantent, sont déguisés et les élèves participent à diverses activités!
Qu'à cela ne tienne, dès les premières heures de cours, les enfants avaient déjà de nombreux amis. Ils attiraient, du même coup, la convoitise de leurs nouveaux compagnons de classe grâce à leur chevelure blonde et leurs yeux bleus!
Gageons que les adieux seront difficiles....
mardi 26 janvier 2010
Guide de survie à 3 800 mètres d'altitude (par Pierre-Luc, photo de Terry Sebastien)
- Dès votre sortie de l'avion, vous risquez de ressertir un ou des symptômes parmi les suivants: Nausée, vomissements, étourdissements, saignement de nez, fatigue extrême... Aussi, la médication pré-départ peut être une solution envisageable afin de diminuer les symptômes liés à l'altitude.
dimanche 24 janvier 2010
Cherche et trouve (par Pierre-Luc et Sandra)
jeudi 21 janvier 2010
Vidéo de présentation du projet «Un Aguayo...», réalisé par Pierre-Luc
http://www.youtube.com/watch?v=tryAoOxwCpE (cliquez sur ce lien)
Chers lecteurs de notre blogue, famille, amis, collègues et autres gens inconnus,
c'est avec un IMMENSE plaisir que nous vous présentons notre projet des dernières semaines. Pierre-Luc a réuni tout son coeur et son talent afin de réaliser un documentaire décrivant le projet de coopération canadienne sur lequel on travaille ici en Bolivie.
À l'origine, ce documentaire était destiné aux élèves de Pierre-Luc de l'École Juvénat Notre-Dame à St-Romuald afin de les sensibiliser à la réalité des pays en voie de développement dans le cadre d'une semaine thématique organisée sur ce sujet.
Nous avons finalement profité de l'occasion pour produire un vidéo pouvant s'adresser à toute personne désirant en savoir plus sur le projet «Un Aguayo», ses origines, ses fondements et ses avancées. Nous croyons que les images, les visages, les sons vous permettront de mieux vivre avec nous les émotions boliviennes de l'Altiplano.
Un sincère merci à toutes les femmes et familles, enfants, lamas, villageois, sages-femmes, membres des équipes de santé qui ont aimablement accepté de partager leur quotidien avec nous...et avec vous.
Bon visionnement...et bonne réflexion!
samedi 16 janvier 2010
La 'tite nature des étrangers! (par Sandra et Pierre-Luc)
Pour lui, c'était clair assez vite. Des extrangeros qui se pointent avec ce genre de symptômes, une gang de 5 qui s'alternent les symptômes et qui vivent à Oruro en plus...ils ont chipé une bactérie intestinales eux-autres!
- Laquelle monsieur le docteur?
- La salmonelle.
C'est typique ça a l'air. Et commun aussi. Surtout pour les étrangers qui n'ont pas d'anticorps. Il s'est assuré que l'on prenait les précautions de lavage de mains (ah oui?!), de chlorage de fruits et de légumes....(ah, oui? Etes-vous sérieux?!)
On ne sait toujours pas comment on a attrapé ça. Mais il parait qu'ici elle te saute quaisiment dessus. Le doc a insisté: (tradution libre)
-Madame, vous devez cuisiner à la maison. Il y a souvent des problèmes de manipulation dans les restos...
Ahhhrrgg! Nous qui y mangieons en permanence, presque....ça coûte rien. Et puis, cuisiner ici avec des ingrédients nouveaux, difficiles à trouver...tant qu'à manger un semblant-de-bouffe-canadienne-pas-bonne aussi bien manger de la bonne bouffe locale! Mais bon, le doc n'est pas de mon avis.
Vous auriez dû nous voir en train d'essayer de récolter des échantillons de m... de nos enfants dans les toilettes de l'hôpital! On n'a pas attendu 2 minutes en mettant les pieds dans l'hôpital pour rencontrer le doc...mais on a attendu 5 heures pour les 'tits pots des cocos.
Nous voilà donc sous antibio pour 10 jours. Les enfants font ça comme des chefs. Après avoir expliqué à Sacha qu'il y avait une bactérie qui vivait dans son bedon et qu'il fallait la combattre avec les 'tits soldats des médicaments:)
Depuis 2 jours, nous sillonnons les villages de l'altiplano dans notre super Jeep. On essaie d'être plus sur le terrain pour rejoindre davantage les gens. Hier, c'était les entrevues de sages-femmes à Totora, aujourd'hui les visites aux familles utilisatrices. Et demain, on quitte à 6hres pour Curahuara. Au programme: atelier de renforcement de compétences de 2 jours pour les médecins traditionnels et réunion sur l'état de situation avec l'équipe de santé. Toute la famille y est, les enfants raafffolllent des visites au campo!!! (photos à venir bientôt!)
mercredi 13 janvier 2010
Solidarité Haiti (par Sandra)
Voici le lien du CECI pour offrir un support financier....même un petit montant fait la différence. La somme de petits dons est subtancielle.
lundi 11 janvier 2010
LECTEURS DE NOTRE BLOGUE: MANIFESTEZ-VOUS! (par Sandra)
J'imprime des documents pour des réunions super importantes qui auront lieu demain.
Nous sommes dans un bel élan avec le projet. Nous formons une belle équipe avec Jennifer, une étudiante québécoise de l'Université de Toronto qui est conseillère en systématisation pour le projet et Ruth, une bolivienne qui est la chef du projet.
Demain, on rencontre le chef du département de santé familiale et communautaire du ministère de la santé et le vice-ministre de la medecine traditionelle. Wow pour la professionnelle en moi. Deux rencontres importantes pour l'avancement, la consolidation et espérons, un fort appui au projet.
Parlant d'appui. Vous n'êtes pas sans savoir que votre présence en tant que lecteur de notre blogue est une source de motivation pour nous dans la rédaction de notre histoire. Aussi, en tant que coopérants du CECI, nous avons une partie de notre mandat qui consiste en l'engagement du public. Ainsi donc, il est de notre travail de sensibiliser les gens à la coopération internationale, au développement international et à la réalité des pays en voie de développement. On ne fait pas notre blogue que dans cette optique, mais c'est disons que c'est...un impact collatéral positif!
Donc, nous savons qu'il y a beaucoup plus de personnes qui nous lisent que celles qui sont officiellement inscrites comme membres puisque l'on recoit des feedbacks sur nos emails personnels.
Je vous demande une faveur: prenez quelques minutes pour vous inscrire comme membre.
De cette facon, on pourra peut-être détenir le record de personnes sensibilisées par des coopérants! Plus sérieusement, on inscrit le tout dans notre dossier informatisé de volontaire dans la section engagement du public et cela permet au CECI de dire, par année, combien de canadiennes-canadiens ont été sensibilisés de près ou de loin à la coopération internationale. Avec ces chiffres à l'appui, le CECI et l'ACDI peuvent mieux négocier avec le gouvernement fédéral pour les fonds investis pour la coopération internationale... parce que le gouvernement Harper, dont j'aime tellement les idées et les valeurs, a diminué l'aide internationale. Et parmi les motifs invoqués, le fait que les canadiens ne se préoccupent pas tellement de la coopération internationale, qu'ils ne s'y intéressent pas.
Alors, svp, un petit 2 minutes pour s'inscrire comme membre sur le blogue...et vous voilà partie de la sensibilisation auprès du gouvernement fédéral. Un bon deal pour la morale, hein?
samedi 9 janvier 2010
Le coût de la vie (par Sandra)
Finalement, pour notre plus grand bonheur, nous n’avons jamais été aussi libres dans nos finances!
- Une course en taxi de la maison au bureau (10 min.) : 55 cents.
- La même course, mais en famille car le prix monte avec le nombre de personnes : 1,20$
- La même ride, mais en micro-bus : 14 cents chacun
- Un Revello: 28 cents.
- Un repas gargantuesque de viande d’agneau, riz, salade dans un resto réputé : 5,70$. Et pour toute la famille, avec breuvages, pourboire: 20$
- Un compte de câble pour le mois : 8 $
- Notre aide-ménagère pour 3 heures de boulot : 7$ (excellent salaire pour ici)
- Autobus La Paz-Oruro (4 hres, autobus voyageurs avec bancs demi-lits): 3,50$ ch.
- Une nuit dans la magnifique suite d’un hôtel 4 étoiles de La Paz, 5 déjeuners inclus : 44 $
- Une soirée de gardiennage par notre proprio: 4,20$
- Un tour de 5 min. pour Sacha dans le petit caroussel du marché: 28 cents.
mardi 5 janvier 2010
L'ordre et le désordre (par Sandra et Pierre-Luc)
En Bolivie, on va là où la vie nous mène.
Au Canada, les prix sont indiqués sur tous les produits et sont identiques pour tout le monde.
Au Canada, on fait des files, on attend chacun son tour.
En Bolivie, on fait un motton et on décide que c'est son tour...après avoir pris du temps à comprendre le manège.
Au Canada, on rentre au boulot à 9h et en finit à 17h.
En Bolivie, on rentre autour de 9h00, 9h15, ça dépend des matins et on lunch pendant 2 heures.
Au fait...
Au Canada, on a la montre.
En Bolivie, on a le temps.
mercredi 30 décembre 2009
Les différents marchés de la Bolivie (par Matisse)
dimanche 27 décembre 2009
Joyeux Noel et bonne année, du bonheur... et d'la santé?! (par Sandra)
On en a assez des inconforts gastro-intrestinaux de la vie en sol étranger!!! J'y vais avec des mots doux quand même pour ne pas trop vous... embêter.
Sérieusement, ça ne lâche pas. Pierre-Luc, Matisse et Sacha y sont passés 2 fois depuis notre arrivée...il y a seulement un mois. Moi, une fois, avant-hier... mais une méchante costaude. Il y a juste Daphnée qui s'en sauve pour le moment. Tant qu'il y a de l'espoir....
Déjà que des gastroentérites, c'est pas charmant, je ne sais pas ce qu'elles ont les bactéries et/ou les virus à être si coriaces ici. Ou peut-être que notre corps, qui essaie déjà de conjuguer altitude, nouvelle bouffe et nouvel environnement, a le système immunitaire un brin défaillant. En fait, tous les volontaires ont été malades durant leur 1er mois ici. Sauf que nous à cinq...ça ne fait pas beaucoup de break.
Et oui, on prend toutes toutes les précautions. On lave au chlore nos fruits et légumes, on n'en mange pas des pas cuits au resto, on boit juste de l'eau en bouteille, on se lave les mains à qui-mieux-mieux... je m'ennuie de mes capsules de probiotiques nord-américaines.
Et en plus, on avait prévu aller découvrir le Lac Titicaca durant les Fêtes... on est plutôt à la maison, à regarder la télé, boire des 'tits jus et se relayer aux toilettes.
Comme quoi qu'il y a des côtés plus difficiles à la vie d'expatriés...
jeudi 24 décembre 2009
Le jour des poubelles ou quand sortir les vidanges devient une expérience…sociale! (par Pierre-Luc)
- Papa! C’est le temps des poubelles!
C’est bien vrai : cette cloche, qui ressemble étrangement à celle du Père Noël, n’est pas celle qui annonce la venue du gros bonhomme rouge qui, dans son charriot porte son sac de cadeaux sur son dos. Il s’agit plutôt de la cloche qui annonce la venue… des éboueurs, suivants leurs « chariots malodorant » et portant des sacs (de vidanges) sur leurs dos. Un employé précède le camion de plusieurs minutes, cloche à la main, battant la mesure à un rythme régulier.
Alors, comme tous les gens du voisinage, lorsque ladite cloche carillonne, je me rends sur le trottoir et attends sagement l’arrivée des employés de la compagnie de gestion des déchets. Les voisins se saluent donc du regard, certains osent même des « Como estas? » bien sentis. On dépose corbeilles et sacs de poubelle de tous acabits à nos pieds et on patiente ensemble… c’est fou ce que les poubelles rapprochent le monde!
Nous arrivons enfin dans le feu de l’action : alors que le camion roule à bonne vitesse, les plus chanceux se verront saisir leurs poubelles par des employés, alors que les autres devront courir un peu, rattraper le camion et déverser leurs résidus domestiques eux-mêmes à l’arrière du véhicule. Quelques vieilles dames peinent à s’exécuter, les voisins les aident volontiers. Alors que je me considérais chanceux de ne pas avoir eu à courir à la suite du camion, le vidangeur qui vide mes poubelles les balance allègrement au beau milieu de la rue… quatre maisons plus loin! Je dois donc courir à mon tour afin de les récupérer avant que les voitures ne les écrasent. Les voisins retournent tous à leurs portes respectives… on se salue de la main, conscient d’avoir vécu quelque chose d’intense qui nous a soudainement rapprochés… à moins que ce ne soit moi qui s’imagine des expériences uniques là où il n’y a qu’un geste banal et quotidien… On trouve des expériences humaines là où on veut bien en trouver!
La petite famille part dans le mytique campo pour la première fois! (par Daphnée)
Maman nous réveille et nous dit que c’est l’heure de partir pour Curahuara. Je savais que nous allions partir tôt, mais quand même!!! En plus, j’avais mal dormi parce que je m’étais craqué le dos la veille… bon, tout ça pour dire que j’étais crevée et un peu raquée… nous nous sommes habillés en vitesse et avons préparé les collations. Ruth, la directrice du projet est venue nous chercher à 6 h avec le Jeep du CECI, un char qui ne passe pas vraiment inaperçu…
C’était parti pour 3h30 de voiture. On était «pogné» sur deux p’tits bancs d’autobus scolaire…Les gars d’un côté et les filles de l’autre! Dieu merci, c’était juste de l’asphalte!
En arrivant, nous sommes allés voir une douche solaire que Miriam et d’autre gens avaient construit .En démarquant de l’auto pour aller voir la douche, ma mère a rencontré…Un Alpaga! Il s’est frotté en gloussant ou en ronronnant, je ne sais pas trop, mais je sais qu’il était content et maman aussi. Moi, j’avais un p’tit peu peur…vous auriez dû voir ses yeux! En plus il montrait les dents, mais tout le monde affirmait qu’il était content, mais je n’étais pas trop sûre…
Puis tout s’est enchainé : visite de l’église, dîner chez des amis (steak de lama!), visite de l’ancienne maison de la famille et petite balade à la «rivière» du coin. Chavin a pris plus de 140 photos!
3 ans plus tard, Curahuara de Carangas: là où le projet «Un aguayo» est né (par Sandra)
C’est à Curahuara de Carangas, une petite municipalité andine située à 3 heures et demi de 4x4 d’Oruro, qu’a débuté le projet «Un aguayo para un parto sin riesgo» en 2006. Avec l’aide d’une volontaire québécoise d’Uniterra, Miriam Rouleau-Pérez, les gens de la municipalité ont entrepris de trouver des solutions aux taux élevés de mortalité maternelle et infantile. En effet la région de l’altiplano occupe tristement le 1er rang pour tout l’Amérique du Sud.
vendredi 18 décembre 2009
Fiesta de Noel á la Paz (par Sandra)
Nous sommes arrivés mercredi soir après 3 heures de voiture. Notre ami Michel, le potographe, nous a conseillé un hotel coquet, nouveau, confo, à 2 pas du Prado...la place "in" á la Paz. On a donc profité de notre journée d'hier pour découvrir le centre-ville: il y a du monde (pis des chars!) ici!! Une ville toute en côtes, entourée de montagnes, envahie par les minibus et les taxis! On a passé notre après-midi á flaner dans le marché des artisans. Wow, quelle beauté! Pleins de couleurs, de beaux tissus colorés, des gens agréables à jaser... J'aurais pu y passer des jours! En fait, on y retourne demain!
On en a profité pour faire de nous des vrais canadiens et aller déguster de bons cafés de qualité...hum, honnêtement, ca nous manquait un peu;)
Puis, hier soir, la fête de Noel au bureau du CECI. Avec tous les coopérants, d'Oruro et de la Paz. C'est bon de se revoir, de jaser de comment on va et de parler francais!
Ce matin, je suis au bureau du CECI, j'en profite pour venir cueillir des documents d'archives sur le projet. Ensuite, je vais un peu magasiner avec Jennifer...ici, c'est la bonne place pour acheter les petits cadeaux de Noel des cocos!
samedi 12 décembre 2009
Un samedi matin sous un soleil de plomb! (par Pierre-Luc)
Un peu naïvement, je m’attendais à ramasser quelques bouteilles de plastique sur le bord d’une rue d’Oruro. Finalement, on débarque sur un terrain vague, dans le nord de la ville : « Un dépotoir! On va nettoyer un dépotoir?!! » En fait il ne s’agissait pas d’un dépotoir « officiel », mais bon nombre de détritus jonchaient le sol sans espoir d’être un jour ramassés. Qu’à cela ne tienne, nous étions bientôt 60, munis de gants et de masques chirurgicaux prêts à relever le défi.
Après quelques minutes d’optimisme, l’ampleur de la tâche me saute aux yeux : j’ai l’impression de creuser une montagne avec une fourchette, en plus, ça pue et parfois… ça grouille! Le plus étrange, c’est que j’ai parfois l’impression d’être dans mon patelin; en effet, quelques effluves me rappellent… l’EXPO de Trois-Rivières. Comme quoi on est jamais très loin de chez soi.
Finalement, avec les nombreux bénévoles, quelques employés de la compagnie de gestion des déchets et quelques habitants du quartier, on finit par voir la lumière au bout du tunnel : L’endroit est (presque) parfait, c’est propre! Disons que le travail en valait la peine, malgré que maintenant, je me sens un peu comme un employé des manèges de Beauce Carnaval : moi aussi je sens l’EXPO de Trois-Rivières!
jeudi 10 décembre 2009
En route vers notre nouvelle maison! (par Pierre-Luc)
-Chéri, as-tu vu ma brosse?
-Euh! Oui, j’ai vu ça quelque part… c’est dans l’une des 21 valises!!
Alors, pendant que notre ami Don Domingo remplit la Jeep de nos nombreuses valises (en fait, il les attache sur le toit), on prend un petit souper rapide dans un restau suisse et hop! À nous la grande route… 3 heures à faire.
On sort d’abord du trou qu’est la capitale, la vue est imprenable, à couper le souffle. On quitte peu à peu El Alto et, en même temps, la végétation qui se fait de plus en plus rare. Bientôt, il n’y a plus que les herbes courtes qui recouvrent les collines. On oublie presque qu’on est à 3 800 mètres d’altitude tellement le terrain est « plus plat » (plat étant relatif!)
Quelques postes de péage, un détour par les chemins de boue alors qu’on suit patiemment un camion-citerne qui semble refuser catégoriquement (à cause de son orgueil !?) de nous céder le passage. Un orage impressionnant nous souhaite alors la bienvenue. (C’est vrai, on est presque dans le ciel alors c’est normal qu’on ait l’impression que les éclairs vont nous heurter à tout moment.)
Nous arrivons finalement, une heure plus tard que prévu. On se dirige vers la Plaza où se trouve le restau où l’on va souper. La surprise est générale : malgré la noirceur de la nuit, on découvre une ville accueillante avec une superbe place centrale, des arbres, des plantes (nous qui pensions ne voir que du lichen pendant la prochaine année!), on s’attendait à bien pire. Ça grouille de vie! Dire que le voisin de Sandra, dans l’avion, lui avait tenu ces propos en espagnol (mais je traduits pour vous):
- Oh! Super, vous allez habiter en Bolivie pour un an! À quel endroit allez-vous vivre?
-À Oruro.
-Oh! Désolé… (long silence)Qu’allez vous y faire?
-Je vais travailler en coopération internationale afin d’améliorer l'accès aux services de santé pour les femmes enceintes et leurs jeunes enfants vu le haut taux de mortalité maternelle et infantile.
-Ah! Dans ce cas, MERCI!
mercredi 9 décembre 2009
Cap sur Huayllamarca (par Sandra)
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le voyage est des plus agréables. Des paysages à couper le souffle: des montagnes couvertes de graminés, de toundra ou de cactus, les nuages juste au-dessus de notre tête, n'oublions pas que nous sommes à 3800m d'altitude. J'ai vu mon premier flamant rose ailleurs que dans un zoo, mon premier barrage de lamas. Il y a aussi les petites maison en banco isolées...qui semblent au milieu de nulle part, des femmes qui marchent sur la route qui s'éternise, des enfants seuls à vélo, les minis-villages qui surgissent sans qu'on s'y attende. Mes yeux avaient tout pour être occupés.
Ah oui, j'ai oublié de dire qu'on amenait avec nous une chica interne en médecine, assise sur le banc dans l'arrière du Jeep. Au passage, on a agrandit la familia avec deux femmes et leurs enfants respectifs qui se rendaient à notre atelier mais qui habitaient ±30 minutes de voiture de Huayllamarca. Elles ont eu de la chance. Certaines ont marché entre 3 et 6 heures pour s'y rendre. Comme quoi, la vie dans le campo est belle à voir, sans doute belle à vivre, mais certainement pas facile.
Sur la photo, on voit un des nombreux barrages de pierres. Détour dans le village oblige. Encore d'autres trouvailles... :)